9.15.2015
La carte n'est pas le territoire
Les territoires, les territoires, les territoires, les territoires, les territoires,
de
l'imaginaire
de
l'économie
de
la politique, de
là
de
nos là
de
leurs là
et
toutes les cartes, toutes les cartes, toutes les cartes, toutes les cartes, toutes les cartes,
de facebook
des
commentaires de
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des
articles de presse
des
images d'images d'images
des images de territoires, des cartes de territoires, des commentaires de cartes de territoires et des commentaires de territoires
et
des doigts passés sur des cartes, sur le plat des cartes, sur les plis des cartes
et
les critiques des cartes et les déconstructions de cartes et les impressions de cartes et les impressions sur des cartes
et
les opinions sur des impressions sur des cartes, et
les opinions sur des commentaires de commentaires, de commentaires de cartes de territoires imaginaires, économiques, politiques, des là et de nos là
Vos gueules.
La carte n'est pas le territoire.
Sortez voir.
Allez vous faire voir.
Sur le territoire.
Sur lui. Sur le territoire.
En lui.
Oh my.
9.12.2015
Vernissage de l'expo Louise 186/ Whaow!!!
C'est bien d'essayer d'éviter d'écrire à chaud, raison pour laquelle je n'ai rien écrit hier soir sur ce vernissage au 186 Avenue Louise, dont on promettait tant qu'il y eut la faune paillettée d'usage, toujours très attentive à se faire voir plus qu'à regarder.
Mais là, faut-il bien dire qu'elle avait, la meute lisse, bien raison. Pourquoi la curatrice n'a pas simplement laissé ce lieu en friche, beauté de béton, tranquille au lieu de l'engorger de vieux vides, pièces surannées ou nouveautés plates et déjà vues depuis des décennies ou des millénaires pour certaines terres cuites?
Je dois bien entendu avoir tort et n'y rien connaître puisque le beau monde de l'art d'ici y était en masse adoubant le rien, d'un étage l'autre dans le miel des belles chemises et se soutenant dans les choix boueux de la paresse exposée. Janssen préférant d'ailleurs s'y paraître plutôt que de s'ennuyer dans sa propre galerie où le pop mou peine à arrêter le public.
Au moins je me suis fait les jambes en gravissant les étages à défaut des yeux et du ventre, je ne parle même pas de la tête, jouissant tout de même du ravissement du lieu quand on lui foutait la paix.
Que notre doux occident soit à l'accumulation de la paresse, dans la vitesse de la bonde du court-terme, que la joie se décrive hors de la critique et que l'on bande de déconstruire sans même avoir appris à construire, n'impose pas nécessairement aux artistes de gloser sans fin autour d'un vide à représenter vite et pauvrement, en recyclant dans l'ennui ad nauseam une histoire de l'art bâclée.
Rien. Donc. Une vidéo de 2006 qui passerait pour brillante encore aujourd'hui. Un cactus. Et au sous-sol, peut-être, l'image de cette exposition la mieux transcrite. Des mains en plongée, cadre fixe de la chute, pétrissant une terre, creusant des yeux, malaxant un menton, reprenant et reprenant encore. Ces mains sans visage, sans idée(s), sans désir(s) obligées de s'occuper parce que telle est l'occupation que l'on s'est condamnée à porter, alors que parfois, il vaudrait mieux foutre la paix à la création.
8.27.2015
8.25.2015
Charles Michel est un con/ la liberté n'est pas négociable (et elle n'est pas libérale)
Charles Michel est un con. Mais il n'est pas le seul. Nous demander d'envisager, dans le futur, de réduire nos libertés pour protéger nos libertés n'est pas seulement un non-sens, un croche-pied pour un libéral, c'est tout simplement une absurdité. Les gens parle à chaud. Quand on a chaud, on se met à l'ombre en général, on ne se prélasse pas à la lumière des médias.
Nom d'un chien, ce que c'est complexe, je ne sais même pas par où commencer pour réagir à ces délires.
Un homme se lève le matin, enfourne des armes dans un sac et s'en va tirer, nous tirer comme des lapins.
Columbine, Virginia teck, Breivick n'ont pas attendu l'Etat islamique pour nous tirer.
Une rédactrice de magazine tremble sa paranoïa sur les "bronzés". Des ministres et parlements hésitent à légiférer. Caméra de surveillance. Armée. Policiers. Patrouilles. Contrôle des échanges d'informations. Ecoutes.
L'Etat islamique est à la mode. Mais il n'a pas initié un concept qui est LE concept à prendre en considération quant à cette possibilité de mourir dans la Rue Neuve, dans un train de banlieue, sur le campus d'une université.
Le fait réel auquel nous devons nous habituer, c'est l'idée de tuerie de masse ou plutôt de suicide étendu.
Le problème n'est pas bronzé. Il n'est pas idéologique. Les suicides "accompagnés", les quarts d'heure de gloire spectaculaire, le mépris de soi dilué dans la haine de tous est digéré dans toutes sortes de justification, n'a ni couleur, ni classe.
Nous oublions derrière Charlie, derrière le Thalys, les tueries de masse américaine, allemande, norvégienne,...
Nous oublions qu'aujourd'hui, d'abord, nous tuons en masse.
Nous oublions qu'aujourd'hui, la consommation et la publicité, la joie d'être et le politiquement correct de l'individu, le bonheur obligatoire et accessible, accessible mais aliéné génèrent des rêves réalistes mais le plus souvent inaccessible dans la vie réelle.
Le désir, l'envie, l'ennui. Tous ceux qui partent faire le Djihad en Syrie ne sont pas irrécupérables. La plupart n'y croient pas ou y croient parce qu'il n'y a rien d'autre en quoi croire.
Les caméras de surveillance n'arrêteront rien. La présence militaire, ces soldats qui fument devant les ministères, le doigt loin de la gachette, ne servent à rien.
Les contrôles ne serviront à rien.
Si l'Isis se sert des perdus de l'occident pour commettre ses attaques, c'est parce qu'il y a des perdus de l'occident. Et les exemples américains, allemands, norvégiens, nous montrent que nous sommes les racines warholiennes, les racines libérales de toutes les tueries à venir.
Un jour, un homme ou une femme se lèvera, prendra son arme et ira nous tirer comme des lapins.
C'est comme ça.
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